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MoDem : et maintenant qu’est-ce que l’on fait? … L’Europe! | Modem – Asie, Océanie, CEI
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MoDem : et maintenant qu’est-ce que l’on fait? … L’Europe!

Lettre ouverte d’un adhérent Modem d’Asie

Monsieur Bayrou,

Nous avons tous été déçus par les résultats des Présidentielles et ceux des législatives, et la gifle est si impressionnante que se pose la question: et maintenant qu’est que l’on fait?

Je suggère que l’on commence par vous dire un Grand Merci,

– pour votre superbe campagne de 2007,

– pour avoir été visionnaire en voulant au lendemain des présidentielles de 2007 occuper un terrain politique qui était vraiment ouvert et prometteur, et donc pour avoir créé le Mouvement Démocrate,

– pour avoir été le gardien courageux et inflexible de nos valeurs républicaines durant tout le quinquennat de Nicolas Sarkozy, et ce jusqu’à mettre en question l’équilibre de notre mouvement le 3 mai 2012,

– pour être, contre vents et marées, le gardien de ce langage de vérité qui pour nous reste le seul comportement politique digne d’une démocratie que l’on s’interdit de laisser en pâture aux seuls démagogues, quel qu’en soit le prix à payer.

 Puis que l’on n’esquive pas le post mortem:

– finalement la stratégie du  »commando rapproché » ne s’est pas avérée payante face à une crise qui pousse l’essentiel des électeurs dans le retranchement de leurs familles idéologiques naturelles,

– une stratégie plus ouverte, plus rassembleuse, plus fédératrice aurait-elle mieux payé ? Peut-être. En tout cas elle aurait été plus en accord avec nos valeurs, mais elle demandait plus de temps, et reconnaissons-le d’autres caractères, d’autres psychologies.

– On a finalement viré de bord trop souvent, centre gauche des Démocrates, centre-droit des centristes nostalgiques, pour finalement arriver à un appel à voter socialiste, nos troupes n’ont pas suivi ces deux derniers changements. Pour ma part je regrette que nous ne soyons pas restés Démocrates, et c’est bien en tant que Démocrate que l’on devait bien sûr voter Hollande.

– Était-ce le sentiment de jouer la carte de la dernière chance? Vous avez semblé dans cette campagne plus attaché à aller tout simplement au devant des Français, en toute sympathie, plutôt qu’à sonner la trompette de la différence ou de l’indignation. Je pense personnellement que l’on a perdu ainsi la bataille de la Comm. Ce ne sont pas les méchants journalistes qui étaient Sarkhollandistes, c’était notre démarche vers les Français qui s’est avérée être insuffisamment mordante. Il y avait pourtant de la place pour d’autres discours politiques, le succès inattendu d’un Mélenchon le montre, même si le registre est bien évidemment complètement différent. Je persiste à croire que la juste indignation aurait dû être le ton de notre campagne, une indignation que j’aurais volontiers faite européenne, pour mieux coller aux défis du moment. Cela aurait insufflé l’émotion nécessaire pour faire passer notre raison. Et toute la jeune histoire de notre mouvement prouve malheureusement que la raison ne se suffit pas à elle-seule en politique.

Et maintenant ? Regroupons-nous encore une fois autour de nos valeurs et lançons-nous pleinement dans la bataille pour l’Europe

 Avançons puisque nous avons la chance que l’actualité nous requiert, que l’histoire est en marche sous nos yeux. Alors à nos postes et aidons de toutes nos forces cette Europe à surmonter cet accouchement si difficile. Une Europe qu’il nous faut construire maintenant extrêmement rapidement si l’on veut éviter le retour aux années 30, le retour de toutes ces idéologies nauséabondes qui finissent toujours par l’emporter lorsque l’Europe souffre trop et s’oublie trop.

Donc pas beaucoup de minutes à perdre en de vains sanglots ou de vains regrets.

Nos valeurs humanistes sont partagées par le nouveau pouvoir. Accompagnons-le vers la nécessaire croissance mais aidons-le aussi à veiller au respect des équilibres,  aidons-le à comprendre que la croissance doit davantage provenir de réformes structurelles et d’une meilleure utilisation du levier européen du Marché Unique, plutôt que de nouvelles dépenses, même européennes. Les dépenses seront, et sont, bien sûr nécessaires et même utiles, mais elles doivent être très scrupuleusement étudiées.

Schuman et Monnet nous regardent, soyons dignes d’eux. Ils sont au coeur de l’histoire du mouvement politique dont nous sommes les héritiers.

L’heure n’est pas à la débandade, notre continent est en flamme et nous devons le sauver.

Nous devons être les accoucheurs de la nouvelle Europe, une Europe à la fois plus rigoureuse et plus solidaire, une Europe qui cesse enfin de faire semblant. Une Europe plus responsable donc, plus ambitieuse aussi, plus utile pour tous ses enfants, bref une Europe qui pourrait bien enfin réconcilier la France du Oui et la France du Non.  Cessons de nous taire par crainte des tabous franco-français survenus depuis l’échec du référendum. Cessons de mettre en avant le désintérêt des Français pour mieux cacher notre démission. Au contraire structurons un discours européen audacieux. L’Europe a besoin aujourd’hui de tous ses défenseurs, répondons à cet appel un peu plus bruyamment que nous ne l’avons fait jusque là.

Nous avons dans nos rangs pas mal de compétences européennes, mettons-les en avant, et regagnons par l’intelligence la confiance, l’intérêt et la considération de tous les Français. Accompagnons et aidons le projet européen qui se dessine actuellement.

Et puis très cyniquement, je ne serai pas étonné de voir le nouveau pouvoir perdre quelques plumes d’ici les Européennes. Si nous sommes réactifs, justes et audacieux alors nous pourrions nous refaire aux prochaines européennes.

Enfin l’Europe est sans doute le sujet sur lequel on peut tenter de rassembler tous les Centres, utilisons aussi cette opportunité, travaillons à ce rassemblement.

Le débat sur l’Europe est encore beaucoup trop pauvre en France, à nous de l’enrichir.

Le plus vite sera le mieux.

Laurent Couraudon

 

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